26.12.2006
tract SMP Loire
A l’heure de l’explosion du portefeuilles des agents, il nous apparaît primordial de rappeler les incohérences de ce système.
Quel est l’objectif visé : est ce que « suivre » 200, 230, ou 260 personnes est encore un suivi ou un seul contrôle destiné à décourager les demandeurs d’emploi les plus en difficulté ?
Devons nous porter la charge d’une inscription qui devient chaque jour plus pénible pour les demandeurs d’emploi ?
Parcourons les chiffres (qui sont ceux de l’établissement puisque extraits de IOP), certains conseillers atteignent un nombre de demandeurs d’emploi en suivi énorme quand on les ramène sur des équivalences de temps complets. Aux interpellations individuelles voici les réponses faites aux conseillers par leur hiérarchie:
· « Certains demandeurs d’emploi sont « non-actifs » mais il faut travailler avec eux aussi pour qu’il ne deviennent pas « actifs », où est donc la différence ?
· « Vous n’avez pas assez prescrit d’accompagnement sous traités car pendant ces accompagnements vous pourriez vous dispensez de les recevoir » : le but n’est il plus de placer les demandeurs d’emploi mais juste de ne plus les voir ? parcourez donc les résultats de nos prestataires, quel est leur taux de placement, que peuvent il faire de miraculeux ?
· Alors que vos échéances sont dépassées : « faites des entretiens de régularisation pour repousser ce suivi » : voilà qu’on nage en pleine distorsion du système et qu’on nous encourage à commettre des irrégularités !
· N’oublions pas que certains managers stigmatisent les conseillers qui n’y arrivent pas, les responsabilisent à outrance, et les culpabilisent de ne « pas faire sortir suffisamment de gens de leur portefeuille », va-t-on assister à l’affichage des « performances individuelles » (alors que nos résultats ne peuvent être que ceux d’un COLLECTIF), à la dénonciation des arrêts maladie, des temps partiel, à une limitation encore plus forte des départs en formation ?
Nous nous élevons avec énergie contre ces dérives : des textes existent, des propos de Directeurs Délégués aussi, pour limiter le nombre de DE en suivi à 130, afin d’assurer un travail de qualité qui nous permettent de tenir les engagements que nous avons pris avec nos demandeurs.
Ne laissons pas l’établissement nous placer comme responsable d’une machine qui s’emballe, nous vous invitons partout où cela vous semble nécessaire à saisir le CHRSCT car nous sommes bien là dans des conditions de travail et voir de souffrance pour les agents placés en première ligne d’une opération qui s’emballe à force d’avoir été mal préparée.
Nous réclamons aussi une clarification sur les portefeuilles, sur le travail à faire pour les DE « non-actifs » et sur leur prise en compte dans les chiffres officiels.
Nous demandons les moyens d’assurer nos missions et nos engagements de façon correcte et digne : pas d’entretien de régularisation, pas d’informations collectives pour « résorber le stock », pas d’entretien faits à l’abattage mais des renforts humains, de la place et des PO pour travailler et recevoir nos demandeurs d’emploi.
En un mot : ensemble, mettons l’établissement en face de la responsabilité de ses propos !
11:00 Publié dans LOIRE | Lien permanent | Envoyer cette note
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