20.04.2009

SANTE AU TRAVAIL ET CONDITION SDE TRAVAIL

Déclaration CGT

 

 

 

CRHS CT RHÔNE ALPES

 

 

 

 

 

La santé au travail et les conditions de travail 

des agents et des salariés se détériorent très

rapidement …… !!!

 

Ces drames, qui s’ajoutent malheureusement aux précédents, confirment l’analyse de la médecine de prévention  de plusieurs entreprises ,dont certains rapports alertent sur la multiplication de ces conduites individuelles de désespoir.

 

Nombre de collègues, sans en venir à des actes aussi dramatiques, vivent de plus en plus mal leur travail dans les services.

 

 La santé du personnel : la direction doit assumer ses responsabilités ?

 

La loi oblige tout employeur à veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés.

Force est de constater que Pôle emploi a d’autres priorités. La réalisation de la fusion  a tout prix et a marche forcée, reste l’objectif essentiel de l’établissement.

Ainsi,  les restructurations permanentes, les mobilités forcées, les pressions exercées sur le personnel pour atteindre les objectifs, de plus les menaces de sanctions, , la performance individuelle  bientôt comparée avec l’outil océan , se traduisent par une dégradation  sans précédent des rapports sociaux dans les services et par un accroissement de la souffrance au travail.

Le personnel est, de plus en plus, usé, démotivé, déstabilisé, et même fortement  pour certains « incité » à quitter l’établissement.

Une telle politique de management, imposé par la direction en Rhône alpes est désastreuse pour les personnels mais aussi pour le devenir de Pôle emploi.

 

Autre question importante !!!!

 

Nos  métiers ont t-ils encore du sens ?

 

 Donner du sens à son travail, c’est (aussi) construire des ressources pour sa santé. Mais en chaque lieu de Pôle emploi , qu’en est-il du sens de ce travail ? Nous observons que de nombreux signes jouent en sa défaveur : une montée des systèmes d’évaluation déconnectés de l’activité réelle des salariés, une individualisation forte du travail, l’abrasion  de repères méthodologiques ou déontologiques, le zapping sur des contenus de travail, …

Vider le métier de son sens, c’est aussi priver le salarié et de l’agent de ce qui fait des occasions de se construire.

 

Aujourd hui la question se pose , va-t-on au travail pour y souffrir ou pour y mourir ?

 

Aucune entreprise ne peut imaginer construire son avenir avec un personnel démotivé, déstabilisé

Cette dégradation sans précédent de la situation sanitaire et sociale ne se règlera pas non plus avec l’utilisation abusive de menace, de mail d’injonction, dé mise au placard, de mutation imposée Cette politique répressive des directions de Pôle emploi n’est pas de nature à favoriser l’engagement du personnel et des cadres, au contraire.

La souffrance au travail n’est pas une fatalité. Notre santé vaut mieux que votre fusion auto destructrice

 

Les personnels sont de plus en plus nombreux à rejeter la politique de la direction qui conduit à cette situation.

 

 

Qu’est-ce qui est le plus important aujourd’hui ?

 

Mettre coûte que coûte en place des sites mixtes impliquant de nouveaux problèmes, ou bien mettre en place des solutions pour faire face au quotidien ? L’accroissement des charges de travail génère un malaise profond des « deux côtés du guichet » pouvant conduire à des situations de violence.

 

Au lieu de sites mixtes – qui ne résoudront rien, bien au contraire – c’est un moratoire, qu’il faut mettre en place, soit :

 

Laisser et donner les moyens aux collègues ex RAC d’assurer leurs missions : inscriptions administratives dans les délais, indemnisation, renseignements et accueil correct,…

Laisser et donner les moyens aux collègues ex ANPE d’avoir le temps de recevoir les DE dans des conditions de confidentialité qui leur permette de répondre aux besoins exprimés au lieu de les contraindre dans le cadre de l’ORE ???et de la vérification de papiers ??.

Stopper la volonté d’installer une double division afin de mieux régner. Jouer les collègues ex RAC contre les ex ANPE et les mettre tous en compétition avec les nouveaux embauchés.

C’est ensuite, une fois la situation stabilisée (si la conjoncture économique le permet) que nous pourrons ouvrir des discussions avec la direction sur ses projets. Il est totalement irresponsable de la part de la hiérarchie de vouloir mettre en place sa restructuration. Ce n’est pas parce que la fusion est prononcée, que la direction ne doit pas entendre que la crise du système économique ne permet pas d’avancer au rythme qu’elle avait prévu.

 

D’autres choix sont possibles et indispensables.

 

Ils s’appuient sur la prise en compte des revendications exprimées par le personnel  et par les élus du personnel en matière de recrutement, de développement des activités, d’organisation et de conditions de travail, de respect et de considération des salariés et des agents , de reconnaissance du travail se traduisant par une revalorisation des salaires, des règles de promotion transparentes et équitables  une formation professionnelle permettant des évolutions professionnelles pour toutes et tous, et  enfin surtout une mise en place de solutions en amont des risques psycho sociaux

 

Les actes de résistance, sous toutes les formes, se multiplient et vont se multiplier

 

Dans ce contexte   désastreux  pour le personnel les grèves, les manifestations ,les pétitions, les interpellations des directions doivent se poursuivre et  vont s’amplifier.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://cgt-anpe-rhone-alpes.hautetfort.com/trackback/2155999

Les commentaires sont fermés.