09.12.2008
rencontre direction générale le 5 décembre
LE DIRECTEUR GENERAL RESTE SOURD !
La DG persiste à refuser d’entendre les revendications
Les « propositions » qu’il a formulées le 5 décembre 2008 devant les organisations syndicales montrent qu’il poursuit le bras de fer et les provocations.
Il s’agit quasiment d’un copier/coller de ce qu’il disait déjà le 17 novembre.
Sur les rémunérations et le pouvoir d’achat
Une prime est proposée : une éventuelle « prime de fusion » (350 euros ?) qui dépendrait du passage en « site mixte ».
Un CICA : promis (après évaluation) aux agents de l’ANPE qui accepteraient de se former à la fonction de référent unique ( un CICA= 870 euros).
Il « n’exclut pas de réfléchir » à un CICA spécifique pour les IVA et les IVB qui seraient chargés de la gestion d’équipes mixtes.
Autre réflexion sur les frais de déplacement et les tickets restaurant (dont les montants seraient fixés région par région, comme pour les frais d’hébergement et de repas).
Pour M Charpy, seul importe ce qui va dans le sens de la fusion.
En revanche, rien de particulier n’est envisagé en matière de mesures salariales générales pour les agents publics (réforme de la grille des agents de l’ANPE, avancements accélérés pour compenser les différences de salaire ANPE/ASSEDIC à qualification et ancienneté équivalents). Les seules mesures dont il parle – GIPA, « rachat » de jours de RTT – sont des dispositions applicables à l’ensemble de la fonction publique, dans le cadre d’une politique scandaleuse organisant les pertes de pouvoir d’achat qui sont imposées depuis 1983.
Pour le DG, il confirme ainsi ses propos précédents et ceux du ministère, il n’y aurait de salut que dans la fuite vers le privé.
La mutuelle : contre toute évidence, il persiste à considérer qu’il s’agit là d’une mesure d’amélioration du pouvoir d’achat des agents.Il ne peut pas éviter de percevoir la colère qui s’exprime. Les mesures qu’il envisage sont très floues (une baisse des tarifs pour les « familles » à négocier avec la Mutuelle générale mais avec, en contrepartie, une hausse pour les « célibataires » ?) et dérisoires : le report au 12 décembre (au lieu de la date initiale du 10) pour la procédure de résiliation.
Le caractère obligatoire de ce contrat de groupe est maintenu. Tout cela est scandaleux et confirme le bien fondé de l’opposition que la CGT a développée depuis le début contre cette fausse mutuelle.
Effectifs
Le DG confirme l’ augmentation du nombre de CDD (+1065 CDD qui s’ajoutent aux 1300 prolongés d’un an) qu’il avait annoncée avant la grève du 1er décembre. Il indique également le recrutement de 270 CDD à l’assurance chômage pour faire face immédiatement à l’afflux de nouvelles inscriptions que génère l’augmentation du chômage.
Il s’entête à considérer que les effectifs actuels doivent permettre de gérer dans de bonnes conditions 2,4 millions de chômeurs de catégorie 1. La seule mesure nouvelle envisagée serait d’anticiper les 1200 départs prévisibles en retraite en 2009 (400 à l’ASSEDIC/800 à l’ANPE) en remplaçant les agents 3 mois avant leur départ, soit 100 recrutements anticipés à l’ASSEDIC et 200 à l’ANPE, le tout sans la moindre création de nouveaux postes à durée indéterminée.
Missions et conditions de travail
PST/3949, sites mixtes, référents uniques… la marche forcée vers une offre de service structurée par l’Offre (dite) Raisonnable d’Emploi et tournée vers l’augmentation du nombre de radiations reste très clairement le cadre politique que le DG veut imposer.
Faute de réponses satisfaisantes en matière de missions et d’organisation du travail, il se contente d’agiter quelques engagements à la marge : des postes de travail individuels en base avant, des casques téléphoniques répondant aux conditions d’hygiène, un plan de prévention des risques psycho-sociaux, le retour d’un Observatoire des conditions de travail que la Direction a tenu à mettre en place mais dont les travaux n’ont jamais été pris en compte.
Rien, dans les faits, qui soit de nature à combattre l’intensification des rythmes de travail et la pression permanente des objectifs et de l’évaluation quotidienne de l’activité de chacun des agents.
Faire face aux provocations. Défendre nos revendications
Dans ces conditions il nous apparaît évident que la mobilisation du personnel doit se poursuivre et s’amplifier. Pour la CGT ANPE on ne doit pas laisser passer sans agir la création de Pôle emploi par la tenue de son C.A. le 15 décembre.
Dans ces conditions, il nous est apparu évident que la mobilisation du personnel devait se poursuivre et s’amplifier en organisant une grève en commun avec l’ASSEDIC.
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