25.09.2008
PETITION CONTRE LES PST A L' ANPE
CGT-SNU-SUD
Nous, soussignés, agents de l’ANPE de …………………………………………….protestons contre la mise en place des plateformes de service téléphoniques (PST) se mettent en œuvre dans la région Rhône Alpes
Les objectifs des PST n’ont pas été présenté aux collectifs, ni les conséquences sur les missions et le métier des conseillers, ni l’impact sur l’organisation et les conditions de travail.
Nous demandons à la Direction Régionale d’arrêter la désignation de collègues pour les formations PST à venir et de stopper le déploiement.
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PETITION CONTRE LES PLATEFORMES TELEPHONIQUES
CGT- SNU- SUD
Plateformes de Service Téléphonique :
Ce que vous devez savoir et que la DRA ne vous dit pas !
Les PST vont se mettre directement en place sans que les organisations syndicales et le CCPR aient été vraiment consultées.
Ce projet conduira à supprimer les standards en agence. Les filières Appui et Conseil interviennent sur les PST. Que deviendront nos collègues en contrat précaire au 1er janvier : une partie de leur activité sera déchargée sur les conseillers de la filière Conseil. A ce propos, la mise en place des PST aura pour conséquence immédiate d’augmenter notre charge de travail puisque cette activité n’était pas comptabilisée dans notre temps opérationnel et qu’’il n’est prévu aucun recrutement pour la filière Conseil. Si l’établissement décide de ne pas supprimer les contrats précaires, encore plus d’ELP risquent de demander aux PAG de faire les convocations SMP pour « soulager » les conseillers. Cette situation réduirait encore nos marges d’autonomie dans la gestion de nos activités, et notamment les portefeuilles SMP.
Il vise à harmoniser les pratiques de planification entre les ALE, les plages de RDV étant saisies dans le logiciel Rendez-vous Agence . Fini les pratiques et dispositions particulières selon les agences et les conseillers. Fini aussi les programmations de la durée des entretiens en fonction du besoin du DE : la saisie dans RDVA uniformisera à la baisse la durée des entretiens selon ce qui aura été prédéfini par les ELP. C’est définitivement la fin de la supposée « autonomie » des conseillers dans la gestion du SMP.
Des plateformes de Service Téléphonique vont être déployées . Pour notre région :
Département de la LOIRE : 13 positions dont 9 réparties et 4 regroupées
Département de la DROME et de l’ARDÈCHE : 14 positions dont 9 réparties et 5 regroupées
Département du RHONE : 22 positions dont 15 réparties et 7 regroupées
Département de l’ISÈRE : 15 positions réparties
Département de l’AIN, de la SAVOIE et de la HAUTE-SAVOIE : 19 positions réparties
Comment trouver un espace correct dans nos Agences où déjà, bien souvent, nous sommes à l’étroit .Cela laisse préfigurer des conditions de travail difficile, tant pour les collègues qui seront en PST que pour les autres qui verront leur espace de travail diminuer avec cette nouvelle activité.
Chaque ALE aura 1 à 2 postes de réception téléphonique. Les agents de la filière Appui et Conseil interviendront. Cette organisation ne prend pas en compte la situation des ALE avec des effectifs restreints. En effet, la charge de travail pesant sur les conseillers sera d’autant plus importante si le collectif est peu nombreux.
Les agents désignés ou volontaires pour les PST partiront en formation. Les agents de la PST subiront une pression accrue car toute leur activité sera contrôlée (rappel : une trace de l’appel doit figurer dans le dossier du DE). A cela s’ajoute le risque de « dérapage » des DE qui ne pourront plus contacter leur référent . Que vont devenir ceux des usagers les moins à l’aise avec le téléphone ou qui ont des difficultés d’expression ?
L’intersyndicale vous invite à signer massivement la pétition pour demander l’arrêt du déploiement des PST et exprimer notre désaccord avec le nouveau contenu de métier qui nous est proposé et qui correspond à une déqualification de notre métier, « Nous ne sommes pas entrés à l’agence pour faire standardiste ! »
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LETTRE DE LA CGT ASSURANCE CHOMAGE ET ANPE AU DG DE L' INP
Copie à la ministre, Mme Lagarde.
Copie au ministre, M.Bertrand.
Copie au directeur général du travail.
Paris, le 19/09/08
A Monsieur le Délégué général de l’Institution Nationale Provisoire
Monsieur,
Vous avez été nommé à ce poste en mai dernier. Vous avez réuni à plusieurs reprises les représentants des organisations syndicales des deux organismes. A l’issue de la première séance portant sur l’accord préalable à la négociation de la CCN, et compte tenu du contexte dans nos deux organismes, le constat s’impose : vous ne donnez en rien satisfaction aux attentes des personnels et de leurs organisations syndicales.
Les principes élémentaires de la négociation sont ignorés, et cela augure très mal de la négociation à venir de la Convention Collective Nationale.
Dans de très nombreux domaines, les modifications sont déjà mises en œuvre, telles que :
-les structures de la future « Nouvelle Institution », notamment au travers des nominations des « délégués régionaux » dont l’existence n’est pas prévue par la loi, qui ont déjà des prérogatives concrètes fonctionnelles et hiérarchiques ;
-le déploiement, hors toute consultation préalable nationale, des « sites intégrés », y compris en ce que le concept remplace d’ores et déjà les guichets uniques ; vous avez parfaitement noté en particulier que le site de La Valette a recueilli l’opposition unanime des représentants du personnel côté ANPE, et vous avez reçu la demande de rendez-vous émanant de la CGT ANPE, sans daigner y apporter réponse ;
-la localisation de la Direction générale, pour laquelle vous avez obtenu du Conseil de l’INP le mandat de signature du bail, alors qu’aucune consultation des IRP du RAC et des organismes ANPE n’a eu lieu.
-Est-il concevable que nous apprenions par la presse la teneur de vos propositions au Conseil de l’INP en matière d’« offre de service », alors que vous ne nous avez remis aucun document, et que vous avez seulement concédé une réunion d’échange à quinzaine ? Comment et quand comptez-vous effectuer la consultation légale et réglementaire des instances statutaires de l’ANPE en la matière ? Vous avez prévu d’effectuer la consultation légale et réglementaire des IRP au CNIC du 23/09/08. En aucun cas ces instances ne sont habilitées à uniquement prendre connaissance a posteriori de décisions déjà prises. Vous avez donc déjà constitué les bases d’un délit d’entrave.
Faut-il rappeler que la note relative au « transfert des personnels dans la nouvelle institution » a été présentée sous sa forme initiale sans la déclinaison adaptée à chaque configuration aux dits IRP et organismes début juillet, sans que l’information sincère et complète ait été apportée, et a fortiori sans que la consultation n’ait été opérée ?
La liste des documents que nous n’avons pas obtenus par vos soins, ou bien de manière très tardive (ainsi de la note de fin juillet sur le « dialogue de performance » transmise avec le dossier du CCP national ANPE du… 26 septembre), ne cesse de s’alourdir. Nous avons bien noté que vous déduisiez de la loi la mise à disposition de personnels au sein de l'INP en tant que de besoin : il est inconcevable que cela ne fasse pas l’objet de dispositions écrites, de modalités concrètes, telles que celles existant classiquement dans des conventions. Où sont les documents en la matière ? Il en va de la plus élémentaire transparence, de l’écoute attentive et réactive des demandes des organisations syndicales, et aussi de la protection des personnels dont vous disposez au quotidien dans le cadre de l’INP.
Vous avez oublié, une fois de plus, que ces documents qui impliquent les personnels doivent être préalablement soumis aux IRP de l‘AC et aux instances statutaires de l’ANPE.
Globalement, nous ne disposons d’aucune vue d’ensemble pas plus que d’éléments précis, factuels et fonctionnels sur l’évolution du dossier de la fusion et de ses présupposés et ramifications : de ce fait les instances et organismes consultatifs, outre le fait que vous et vos adjoints en organisez de manière très unilatérale le calendrier, se trouvent dans l’impossibilité absolue de s’exprimer sur des informations tangibles, autres que des vagues déclarations d’intention.
Lorsque vous êtes mis en difficultés par les exigences répétées de plusieurs organisations syndicales, vous avouez en séance dernièrement que vous ne pouviez pas vous engager sur le maintien des dispositions de la CCN de l’Assurance Chômage et sur le maintien des garanties statutaires de l’ANPE. Vous vous retranchez derrière le fait que la Ministre ne vous a pas donné mandat (ce qui recouvre une certaine contradiction avec le fait que vous. soutenez être le « représentant patronal » habilité à négocier). Cet argument est fallacieux: puisque vous détenez votre mandat du conseil de l’INP comme le stipule l’article 5 de la loi. De plus, en vous enferrant dans cette logique, vous vous placez hors du fonctionnement normal de la négociation de gré à gré du privé dans laquelle aucun ministre ne peut interférer.
Ce serait faire injure à votre connaissance de ces mécanismes que de croire que vous ignoriez les prérogatives des représentants du personnel, notamment au sein des CE de l’Assurance Chômage : l’information doit être sincère, exhaustive, étayée, écrite et enrichie par les compléments qui sont demandés, et préalable à toute consultation et donc à la décision. Directement ou via vos responsables régionaux, vous cantonnez les représentants et élus des personnels dans un rôle de second ordre, réduits à poser des questions sans connaissance d’un projet élaboré et remis à jour traitant de l’ensemble des conséquences sociales , de l’organisation du travail dans tous ses aspects, de la mise en place des règles de gestion du personnel.
Cet état de fait entraîne plusieurs conséquences.
En premier lieu, l’absence de finalisation des dossiers pérennise de fait les CE, CCE, CNIC, CCPN et CCPR, dans la mesure où le processus de consultation par étape n’est de loin pas abouti, d’autant plus que, au nom de « l’équité » selon vos propres termes, vous avez garanti en début d’été un cheminement parallèle des instances et organismes en question.
En deuxième lieu, cela conforte le jugement que la CGT porte sur le caractère irresponsable de votre approche consistant à persister vouloir à tout prix transférer les personnels au 1er janvier 2009 au sein de la « Nouvelle institution ».
En troisième lieu, il est patent que les « négociations » s’engagent dans un climat et des méthodes qui jettent une suspicion forte quant à la sincérité, voire à une certitude quant à l’insincérité qui y préside.
En quatrième lieu, face au manquement manifeste à vos obligations de négociateur, et à la façon dont vous organisez les modes de concertation au sein de nos deux organismes, sachez que nous utiliserons tous les outils possibles, y compris au besoin par voie de justice, pour vous rappeler à vos obligations.
En cinquième lieu, lors de la réunion du 7 juillet, nous vous avons demandé de présenter l’architecture financière permettant d’assurer la pérennité du fonctionnement de la nouvelle institution, nous sommes toujours dans l’attente de ces garanties écrites.
Enfin, nous demandons, comme d’autres organisations syndicales l’ont également fait, un compte-rendu écrit de chaque réunion qui doit être soumis à approbation en premier point de l’ordre du jour de la réunion suivante. Ce fonctionnement correspond aux règles minimales dans un processus de négociation. Nous entendons bien que soient examinés le 30 septembre, les cinq comptes rendus manquants.
Vous connaissiez parfaitement les objectifs de la CGT : il est impératif que la future CCN, que nous ne pouvons envisager que comme une CCN d’entreprise, fasse l’objet d’une négociation cadrée et fiabilisée, alors même que vous avez convenu du constat de l’insécurité juridique en la matière ; il faut que cette dernière aboutisse à un accord qui en aucun cas ne peut être inférieur au meilleur des textes actuellement en vigueur : CCN, accords nationaux connexes et accords locaux pour l’assurance chômage ; statut public et décisions y afférent pour l’ANPE.
Il est de votre pouvoir de mettre enfin la négociation sur les bons rails et de garantir dans chacun de nos deux organismes une consultation respectueuse des personnels et de leurs organisations syndicales. Nous souhaitons que ce courrier y contribuera.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
Pour la CGT de l’Assurance Chômage Pour la CGT ANPE
Stéphane GUILLOU Rubens BARDAJI
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16 septembre 2008......
16 septembre 2008…
Nouvelle réunion des organisations syndicales du RAC et de l’ANPE avec Charpy au sujet du projet d’accord préalable à la négociation de la convention collective nationale étendue de la future Nouvelle Institution.
Pour la CGT, il n’est toujours pas question d’entrer dans quelque « négociation » que ce soit sans avoir balisé le terrain : il s’agit de démontrer au délégué général de l’Institution Nationale provisoire (DG INP) qu’il ne peut pas se permettre d’avancer à sa convenance, comme un bulldozer.
Nous sommes intervenus en premier lieu sur les méthodes qui consistent à désigner des « chefs de projet » et des délégués régionaux de l’INP (issus de l’ANPE, de l’ASSEDIC, voire de l’UNEDIC),dont l’existence n’est pas prévue par la loi du 13 février 2008. On peut dès lors se demander sur quelle base ils sont mis à disposition de l’Institution Nationale Provisoire (INP). Une fois de plus le DG INP a écarté nos questions d’un revers de main. En tout état de cause, pour la CGT, la mise en place d’une véritable hiérarchie parallèle est contestable sur la forme ; elle est également tout à fait catastrophique pour le fonctionnement de l’ANPE et des ASSEDIC. On voit en effet se développer, non seulement des inquiétudes fortes dans toute la ligne hiérarchique quant au devenir des uns et des autres, mais surtout des incertitudes sur le rôle et la légitimité hiérarchiques des différents échelons : qui est habilité à prendre quel type de décisions ? La porte est ainsi ouverte à de multiples initiatives/dérives prises par des hiérarchiques qui tentent ainsi de s’inscrire dans le sens du courant. Une lettre commune CGT assurance chômage et CGT.ANPE (voir le site CGT ANPE) interpelle, entre autre, le DG de l’INP sur cette situation.
Nous sommes également intervenus, dans la foulée du CCPN du 12 septembre, sur trois questions préalables : la localisation de la DG de la future Nouvelle Institution : le DG INP affirme qu’il a reçu le feu vert du Conseil de l’INP pour signer le bail, et tant pis si le CCPN n’a pas été véritablement consulté. Pas de réponse sur les PST/3949 ( tous les représentants du personnel ont refusé de siéger dans les CCPR d’Île de France et de Bretagne pour protester contre la mise en place des PST/3949. C’est également vrai pour le CRHS-CT de Bretagne).ni sur les « expérimentations » de sites fusionnés avant l’heure et constitution d’équipes mixtes, dont Toulon/La Valette qui doit ouvrir le 22 septembre.
Lors du CCPN du 12 septembre, celui au cours duquel le SNU est resté en tête à tête avec la direction, plusieurs organisations syndicales étaient intervenues dans ce sens et menaçaient de faire pression sur Charpy en préalable à la négociation du projet d’accord. En fait de pression ils ont parlé d’autre chose, ce qui a permis à Charpy de botter en touche, sans répondre à nos questions. Ne nous avouant pas vaincus, nous avons proposé - le 18 septembre - aux autres organisations syndicales de demander une entrevue à Charpy sur l’ouverture de la Valette. Personne ne nous a répondu, même pas Charpy. Nous reviendrons à la charge.
D’une façon générale c’est toute l’articulation CCPN/INP, CE ASSEDIC, Conseil de l’INP qui est posée : les différents dossiers préparant la fusion sont présentés (ou pas) en ordre dispersé et de façon fragmentaire. Charpy tente ainsi de nous empêcher de faire le lien entre sites uniques, référents uniques/qualifications/classifications, organisation du travail, offre de service, système de management de la qualité… c’est inacceptable, en tout cas pour la CGT.
Une réunion aura lieu sur ces sujets le 30 septembre au matin. Nous ferons en sorte que cette réunion ne soit pas l’occasion pour Charpy de solder toute discussion sur le sujet dans l’objectif d’une fusion qui serait effective dès le 1er janvier 2009 et afin que tout soit mis en œuvre d’ici là pour qu’elle soit réussie.
La discussion qui s’est engagée sur le projet de protocole d’accord préalable a fait apparaître une nouvelle fois que des divergences importantes existent avec le DG INP, mais aussi entre organisations syndicales.
Qu’est-ce que l’on négocie et qui peut négocier ?
La question n’est pas tranchée. Elle est revenue de façon récurrente dans la réunion. Le SNU et l’UNSA insistent pour rappeler que la loi du 13 février 2008 prévoit une convention collective étendue, donc de branche. Seule peut-être négociée une convention collective d’entreprise puisqu’il n’existe pas de branche : c’est parfait, car nous ne voulons pas d’une convention collective de branche ! C’est aussi la position affirmée par FO, mais ils n’en font pas un préalable et des tergiversations de leur part sont possibles. Les autres organisations syndicales sont moins claires. Le DG INP fait comme s’il n’avait pas un véritable problème juridique et entre au pas de charge dans la discussion du protocole, suivi par les autres organisations syndicales, au risque de construire un édifice éminemment fragile : son pari est qu’un nombre suffisant d’organisations syndicales rentre dans son jeu et mette en avant les hypothétiques garanties et « avancées » supposées dont pourraient bénéficier les agents de la future Nouvelle Institution (voir, par exemple, la prose récente de la CGC ANPE) qu’il deviendrait ensuite politiquement difficile de contester. Le projet proposé par le DG INP parle toujours d’un accord signé par « les fédérations », sans les nommer comme nous le revendiquons : cela confirme l’ambiguïté entre accord de branche ou accord d’entreprise. Ces débats sont tout sauf purement lexicaux ou procéduriers : ils renvoient pleinement aux enjeux syndicaux de cette problématique.
Quel socle de garanties pour une future convention collective nationale ?
Pour la CGT les revendications défendues sont claires. C’est l’actuelle CCN de l’Assurance chômage ainsi que les accords nationaux connexes et les accords locaux existant dans le régime d’assurance chômage qui sont la base minimale des garanties collectives et individuelles, base complétée par les dispositions du statut public. Dans le même temps il nous faut batailler pour que le statut des agents publics ne soit pas une coquille vide et qu’il existe une réelle possibilité de conserver un statut public permettant avancement automatique, droit à la mutation choisie… assurant l’indépendance de l’agent et la neutralité du service public qui doivent être garantis. Il est également primordial et urgent de s’opposer à la disparition programmée des CCP et CHS-CT.
La négociation ne peut être conçue sinon comme améliorant cet ensemble fondamental. Toute autre visée nous engagerait d’emblée dans une régression de fait par rapport à l’existant. Dans son projet de « Préambule », les rédactions successives proposées par le DG INP n’apportent pas ces garanties.
En fait Charpy annonce qu’il n’a pas de mandat de la Ministre pour aller dans ce sens, ce qui est en contradiction avec le fait qu’il soutienne être le « représentant patronal » dans une négociation du privé. Il essaye de camoufler ce refus de fond en multipliant des formules idéologiques auxquelles adhèrent certaines organisations syndicales, et qui sont porteuses des pires méthodes managériales.
Comment peut-on laisser passer les formulations du « Préambule » qui relèvent de l’adhésion idéologique : « ambition des signataires conscients des évolutions et des enjeux », « dialogue respectueux de toutes les parties », « … s’engagent à prendre en compte… les valeurs des deux institutions » ?
Comment peut-on se réjouir, comme le fait la CGC ANPE, que Charpy « s’engage » à garantir un « dialogue social fort et responsable » alors que ce concept est porteur tout à la fois :
- de la recherche par la direction d’un accompagnement syndical de ses projets ;
- de l’adoption d’une méthode qui fait du « diagnostic partagé », du « consensus » le modèle de la négociation excluant toute mobilisation des agents pour construire quelque rapport de forces que ce soit.
Charpy et ses complices syndicaux (n’oublions pas que les six autres organisations ont signé l’accord sur la mutuelle obligatoire) en rajoutent encore lorsqu’ils « s’engagent » à assurer « un accompagnement social » des dégâts provoqués par la fusion. Il s’agirait en fait de conduire les agents à avaler la fusion et ses conséquences douloureuses – pour eux comme pour les chômeurs – sans se mobiliser pour défendre leurs revendications sur le service public, les missions, l’organisation du travail, les garanties collectives, les qualifications, les salaires…
Pas question pour la CGT d’accepter un enrobage idéologique qui aide la direction à masquer les mauvais coups aux yeux des agents au détriment d’une action syndicale tournée vers la défense collective des revendications.
Rien n’est signé
L’examen du projet de protocole d’accord a effectivement commencé. Mais Charpy aurait tort de croire que nous ne reviendrons pas à la charge – dès le 30 septembre, date de la prochaine réunion - sur cet ensemble de sujets. Nous ferons tout pour que cet accord ne soit pas signé le 30 septembre : cela conduirait à une CCN au rabais et à la mort du statut. Aux désaccords profonds qui se manifestent quant à savoir ce que l’on négocie et sur le socle minimal de garanties que la négociation doit compléter, s’ajoute la question de la date limite à laquelle serait dénoncée l’actuelle convention collective du régime d’assurance chômage. Le DG réintroduit la date qui avait été abandonnée pendant l’examen du projet de loi au Parlement : fin juillet 2010. C’est une véritable provocation pour tous ceux, à commencer par la CGT, qui refusent que la négociation soit placée sous le signe de l’obligation d’aboutir rapidement pour ne pas se retrouver dans une situation de garanties réduites au minimum dans l’attente de l’adoption d’une nouvelle convention collective. Charpy sait qu’il peut s’appuyer sur la revendication du SNU et de l’UNSA : fin de l’actuelle CCN à la fin de 2010. Pour autant il sous-estime largement l’opposition très forte qu’il va rencontrer sur ce point : en l’état actuel des choses de nombreuses organisations font de ce sujet un point de blocage, voire un véritable casus belli pour toutes les organisations syndicales de l’Assurance chômage.
Il n’y a pas d’urgence à aboutir
Quelles que soient les illusions entretenues par les organisations syndicales de l’ANPE au sujet des hypothétiques bénéfices mirifiques (salaires, frais de déplacement, chèques restaurant…) que les agents tireraient de la fusion, nous aurions très gros à perdre, à l’ANPE comme dans le RAC, à considérer que la fusion est achevée et que nous devrions nous précipiter pour négocier au plus vite pour obtenir ce qui ne serait que des pis aller.
Non, la date du 1er janvier comme date de disparition de l’ANPE et des ASSEDIC n’est ni souhaitable, ni inéluctable. Non, les missions de la future Nouvelle Institution ne seront pas une bonne chose pour les chômeurs : il suffit de prendre en compte l’offre raisonnable d’emploi, le RSA, le revenu d’existence, l’offre de service qui se dessine…, pour s’en persuader. Non, nous n’avons aucune bonne raison de croire qu’une nouvelle CCN apportera des garanties collectives et individuelles supérieures à l’actuel statut public et à la CCN du RAC.
C’est cette analyse qu’il nous faut faire partager, ces revendications qu’il nous faut faire monter au sein du personnel.
Alors, dans ces conditions, nous avons un objectif : mettre la direction, et les organisations syndicales qui acceptent de l’accompagner, sous la pression revendicative du personnel.
Paris, le 22 septembre 2008
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PETITION CONTRE LA MUTUELLE OBLIGATOIRE
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Les agents soussignés,
Ayant pris connaissance des éléments d’analyse et des informations récentes sur le contrat de groupe obligatoire dit « Mutuelle d’établissement »,
· S’insurgent contre le caractère obligatoire du dispositif prévu : chacune, chacun en sera adhérent forcé, y compris les agents couverts par d’autres mutuelles, et cela n’est pas acceptable,
· Contestent qu’un contrat soit conclu par la DG (avec l’accord de six organisations syndicales de l’ANPE) alors que l’avenir institutionnel est gravement menacé (y aura-t-il encore un signataire au nom de l’ANPE en 2009 ?) ainsi que la viabilité d’un régime ANPE : au niveau du groupe des agents ANPE, du rapport prestations/cotisations du fait des déremboursements mis en œuvre par le régime général de la Sécurité sociale, etc.
· S’inquiètent du fait qu’un tel contrat puisse peser à la baisse sur celui en cours à l’Assurance Chômage,
· Demandent que, dans l’immédiat, pour répondre aux besoins réels, d’autres solutions soient trouvées sur les crédits d’action sociale, y compris pour les conjoints, enfants, et collègues retraités.
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À remettre à un ou une militante ou à renvoyer à CGT ANPE 50 ter rue de Malte 75011 PARIS – fax 01.53.36.33.15
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06.09.2008
Guichet unique GU01
Guichet unique GU01
Merveille de communication sociale
Rien ne change mais tout est différent
La mise en place des guichets uniques se fait dans la précipitation et dans le dos des agents ANPE et Assedic.
Les guichets uniques sont généralisés depuis le mois de Juin mais les différences sont importantes entre les projets du début (déjà dénoncés par la CGT à l’époque) et la réalité actuelle. Rappelons que le guichet unique à l’origine était conçu pour un meilleur accueil du demandeur d’emploi avec un interlocuteur unique.
Que constatons- nous aujourd’hui ?
Tout s’accélère et nous découvrons un nouveau projet dit « Guichet Unique 01 » qui modifie radicalement l’organisation du travail pour les agents ANPE et Assedic ( cela concerne les sites de Lyon Part Dieu, Andrézieux, Montélimar, Bron, Privas, Fontaine, Cluses, St Jean de Maurienne, St Genis Pouilly, Pontcharra...). L’activité serait divisée en front office (réception du public notamment) et back office (traitement des offres d’emploi, accueil téléphonique, traitement des dossiers...). Les équipes seront divisées dans leur activité mais aussi géographiquement puisque le front office pourrait se faire sur un site Assedic et le back office sur un site ANPE et vice versa. Les projets initiaux (Octobre 2007) ne prévoyaient absolument pas cette scission des activités et des équipes. La direction tente d’expliquer et de faire croire aux agents que le projet n’a pas changé alors qu’il n’en est rien.
Qu’y-a-t-il de commun entre un site où les services sont contigus et un site où les 2 activités sont distantes de plusieurs kilomètres comme cela se profile dans certains lieux (Andrézieux par exemple) ?
Précisons que toutes ces opérations sont menées en dépit de tout véritable dialogue social et sans respecter des procédures d’information consultation préalable à l’Assedic.
Nous reposons les questions que les élus du CE Assedic et les élus du CCPR ANPE ont posé à leurs directions respectives.
Quelle organisation précise sera mise en place sur les sites GU01 ?
Comment seront mixées les équipes ?
Qui sera responsable et quelle gouvernance sera appliquée dans les sites ?
Quel impact sur le contenu de nos métiers respectifs ?
Il est inacceptable pour la CGT Assedic et la CGT ANPE que la direction continue à camoufler la vérité aux agents.
Dans cette période d’instabilité pour les deux institutions, il est temps que la direction organise une véritable information consultation complète et transparente des représentants du personnel avec les conséquences pour les salariés.
De même qu’une véritable concertation avec les agents des sites et agences immédiatement concernés.
Une question sur l’Anpe ou l’Assédic contacter la CGT :
CGT ANPE Rhône Alpes cgt_anpe_rhonealpes@yahoo.fr Tél : 04 37 27 00 26
CGT Assédic VRL dscgtvrl@assedic.unedic.fr Tél : 04 78 95 93 29
CGT Assédic Alpes vacosta@assedic.unedic .fr Tél : 04 74 53 89 75
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PAS DE CONCURRENCE SAUVAGE
PAS DE CONCURRENCE SAUVAGE
Pour mémoire des luttes importantes ont eu lieu à l'ANPE pour garder le statut public, à l'ASSEDIC pour garder la convention collective et les métiers.
Nous savons que depuis des mois des groupes de travail (ANPE/ASSEDIC) se réunissent, mais rien ne filtre.
Aujourd'hui les directions accélèrent le mouvement, le personnel est inquiet plus particulièrement dans les structures DRA (direction régionale anpe), DDA (direction départementale anpe) pour l'ANPE, recouvrement, fonctions appui et management pour l' ASSEDIC.
Le message est clair : pour notre nouveau Directeur Régional une seule direction régionale de 300 personnes à Lyon !!!!
Du coté ASSEDIC : il y a 5 ans les ASSEDIC Alpes et VRL ont déjà connu des convergences (fusion) restructurant leur organisation.
La création d'une Direction Régionale sur Lyon fait craindre des mobilités forcées ainsi que la disparition des unités de gestion départementales regroupant les services d'appuis décentralisés, ex service communication, service immobilier….
Du coté ANPE : même inquiétude, à la DRA , les collègues de finances savent qu'ils vont passer à la comptabilité privée avec un jour de formation à la clef et une perte d'autonomie dans leur travail!!, APS peu d'informations , le service sera-t-il scindé en deux ,entreprise et DE, service équipement, Rh, service intérieur .. Quel avenir ?
Dans les DDA, quelles missions seront maintenues ? Quels agents vont rester ?
La fusion se met en place sans transparence et crée inquiétude et angoisse chez les personnels.
Par ses stratégies de communication à deux niveaux :
- à l'ANPE, tout va bien rien ne va changer.
- A l'ASSEDIC participez au projet, chacun aura sa place.
Le DR fait s'opposer les personnels (cadres, maîtrise, agents) en présentant son projet régional qui ne tient pas compte des organisations locales actuelles.
De toute évidence la création d'une seule direction régionale et d'échelons départementaux allégés fait craindre des doublons et la disparition de métiers et services…
La CGT n'acceptera aucune mobilité forcée et exige le maintien des emplois et services existants dans tous les départements
Ne nous laissons pas enfermer dans des entretiens individuels.
Agissons solidairement et coordonnons nos actions
Assédic et ANPE
Une question sur l’Anpe ou l’Assédic contacter la CGT :
CGT ANPE Rhône Alpes cgt_anpe_rhonealpes@yahoo.fr Tél : 04 37 27 00 26
CGT Assédic VRL dscgtvrl@assedic.unedic.fr Tél : 04 78 95 93 29
CGT Assédic Alpes vacosta@assedic.unedic .fr Tél : 04 74 53 89 75
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04.09.2008
DANS CERTAINES AGENCES ON LAVE PLUS BLANC QUE BLANC !!!
DANS CERTAINES AGENCES, ON LAVE PLUS BLANC QUE BLANC !
Précisons que :
- un questionnaire n’est pas une convocation
- le décret de 2005 ( écrit tout petit en bas !) ne prévoit absolument pas de justifier une absence suite à un RV avec un employeur ou un médecin
( généraliste, spécialiste…).
- le même décret prévoit par-contre bien que le demandeur d’emploi peut faire un recours auprès du DDTEFP ou du Préfet en cas de radiation.
La CGT exige que cette affiche soit retirée des panneaux de l’ANPE de Vénissieux et qu’y soient rappelés les droits fondamentaux des demandeurs d’emploi sur l’accès à un service public et sur le respect et la transparence en matière de législation du travail.
Vous pouvez aussi vous informer en consultant notre blog:
http://cgt-anpe-rhone-alpes.hautetfort.com/
ou en nous contactant: cgt_anpe_rhonealpes@yahoo.fr
CGT ANPE Rhône Alpes
6, avenue Château de Gerland 69007 LYON Tél: 04 37 27 00 26
FICHIER AVEC LA PHOTO DE L AFFICHE MISE A VENISSIEUX CI JOINT tract venissieux.doc
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