11.03.2008
tTRAVAILLEURS HANDICAPES,MUTUELLE,CDD
Ce que certains nomment négociation sociale (qui s’est tenue sciemment sans la CGT ) n’est en fait qu’une mascarade dans laquelle le DG joue le premier rôle afin d’essayer d’amoindrir les inquiétudes face au contexte issu de la promulgation de la loi supprimant l’ANPE. Rappelons-nous les fausses déclarations des uns et des autres au sujet de l’IRCANTEC…
1 : L’emploi des travailleurs handicapés à l’ANPE :Crier victoire, alors que rien n’est réglé ? Ah oui, l’Agence les embauche (sur des procédures de type clientélisme), les presse comme des citrons puis les jette comme des mouchoirs en papier sous de mauvais prétextes. La vraie raison des « non contractualisations » est que l’Agence reproche à ces collègues leurs handicaps qui ne leur permettraient pas d’être aussi performants que les autres ! Ce n’est pas les déclarations de « bonnes intentions » : présence dans les jurys, consultation lors des services, etc. qui vont résoudre le problème. Tant que nous serons dans une logique de rendement, tous les agents qui n’atteindront pas les quotas seront mis de côté ou jetés.
2 : Les collègues en CDD :| |
Soyons sérieux et examinons un peu mieux les propositions de la DG, à peine 25% des postes en CDD sont concernés et la transformation ne sera effective qu’en…2009 pour intégrer la nouvelle convention collective !
C ' est-à-dire qu’ils pourront intégrer une institution où aucune garantie de l’emploi n’existera, bel avenir professionnel grâce aux accords prévus…
3 : La mutuelle de l’ANPE ?Seule la CGT est opposée à la création d’une « mutuelle « d’entreprise » (selon les propos du Directeur général en novembre 2005), destinée à souder le personnel autour d’une « culture d’entreprise » et à « mettre un protocole d’accord sur la ‘Mutuelle ’ dans la corbeille de la fusion » dixit la direction. Outre les analyses classiques (plutôt renforcer le remboursement sécurité sociale par exemple) que nous avons déjà développées à plusieurs reprises, nous nous exprimerons très prochainement de manière plus détaillée sur le sujet.
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Autre inquiétude sur ce projet, cette couverture mutualiste n’est garantie que pour une période de 24 à 30 mois, comme par hasard le temps qu’estime le DG pour mettre en place la convention collective. Ensuite en fonction du nombre d’agents assujettis à la mutuelle (quel qu’en soit le motif : licenciements, départs en retraite, fins de CDD, suppressions de postes vacants) les prestataires retenus pourront s’en aller et d’autres conditions seront mises en œuvre, toujours par le sas de la « négociation », ce qui n’est pas forcément rassurant. Autre élément inacceptable : le caractère obligatoire de cette mutuelle !
On nous a déjà fait le coup en 91, en 99, puis dans les années 2000, avec les régimes supplémentaires obligatoires (« retraite » alias fonds de pension, « maintien du revenu ») et on mesure le résultat ; les cotisations ne cessent d’augmenter. Ne nous laissons pas imposer un nouveau prélèvement obligatoire qui se rajouterait à ceux qui nous ont déjà été imposés, avec des prestataires qui changent et que nous n’aurons pas choisis, et des garanties aléatoires pour 30 mois maximum !
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12:15 Publié dans IAS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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