05.11.2007
NON AU MINISTERE DE L'IDENDITE NATIONALE
NON AU MINISTERE DE L'IDENTITE NATIONALE !
NON AU MINISTERE DE L'IDENTITE NATIONALE !
NON AU DELIT DE SOLIDARITE, les dispositions scélérates ne passeront pas par nous !
Les personnels de nos services sont doublement concernés, en tant que citoyens et par leur mission, par les conséquences désastreuses de la politique du Chef de l’état et de son gouvernement.
A l’instar de la Confédération Générale du Travail, l’UNAS CGT dénonce le projet de loi Hortefeux qui :
-ferme toutes les voies de régularisation, condamnant les sans-papiers à une précarité perpétuelle
-dénie le droit de vivre en famille, pourtant garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme et des conventions internationales
-instaure des fichiers ethniques
-porte atteinte au droit d’asile en le réduisant encore plus à une variable migratoire, avec le passage de l’OFPRA sous la tutelle du « ministère de l’Identité nationale » et en enfermant les recours dans des délais intenables.
L’UNAS CGT est confrontée :
-à un éclatement total des « Ministères Sociaux », dans l’objectif, entre autres, de mettre des pans entiers de nos services (Direction de la Population et de la Migration, Direction Générale du Travail, ACSé, …) et certaines missions doivent passer sous la coupe du Ministre Hortefeux. À cet égard, l’UNAS toute entière soutient pleinement le recours initié par 4 organisations syndicales de l’Inspection du Travail contre le décret incluant dans les attributions de ce Ministère la lutte contre « le travail illégal des étrangers ».
-à des directives écrites ou orales, souvent à la limite de la légalité, et qui prétendent transformer en auxiliaires de police : les agents de l’inspection du travail dans le cadre évoqué ci-dessus, les agents des DDASS à qui le Préfet de mande la liste des déboutés du droit d’asile, les agents ANPE qui devraient faxer en Préfecture les papiers de chaque chômeur étranger qui vient s’inscrire, etc.
La mise en œuvre de ces politiques place les agents publics dans des situations humainement et moralement inacceptables : l’aspect répressif des missions prend le pas sur leur dimension sociale !
Parmi de nombreux cas de répression qui touchent d’autres agents publics ou travailleurs sociaux, le 22 octobre, Florimond Guimard, enseignant et militant du Réseau éducation sans frontières (RESF), comparaît devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, pour avoir manifesté sa solidarité avec un parent d’élève sans-papiers menacé d’expulsion. Une condamnation pourrait entraîner sa radiation de la fonction publique.
Dans un climat de terreur qui conduit à des défenestrations, l’UNAS CGT réaffirme que la solidarité n’est pas un délit mais un devoir.
Lutter contre la dérive policière et sécuritaire, contre les lois xénophobes, contre les expulsions, c’est protéger tous les travailleurs, français comme immigrés.
L’UNAS CGT appelle à participer aux manifestations et initiatives appelées par Unis Contre l’Immigration Jetable, Réseau Education Sans Frontière et les Collectifs de Sans-Papiers
14:30 Publié dans POLICE SOCIALE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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