24.02.2007
rencontre dda grenoble
COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE INTERSYNDICALE
AVEC LE DDA GRENOBLE 3 VALLEES, OU :
ETAT DES DIVERGENCES D'APPRECIATION DE NOTRE REALITE DE TRAVAIL
Grenoble, le 28 janvier 2007
Suite à une demande intersyndicale (SNU, SUD, CGT), datant de fin octobre 2006, le DDA nous recevait lundi 22.01.07 à 14 h. Notre volonté était de faire remonter les problèmes locaux, soulevés lors de la dernière AG du personnel ainsi que de l'interpellation des agents, afin de faire un constat partagé et d'avancer localement. Nous avons centré notre intervention sur 4 points :
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La gestion des flux en agence et notamment la suppression des "guichets flux" dans plusieurs ANPE, ce qui pose des problèmes de continuité de service.
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La défense de l'égalité de traitement des DE concernant la gestion du retour des GL2.
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Le SMP et la surcharge de travail , avec :
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La volumétrie des portefeuilles,
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L’exiguïté des locaux (bureaux d'entretien, PO)
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Le manque d'effectifs,
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La pression mise sur les agents du fait de certaines organisations de travail.
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La dégradation du "dialogue social" dans l'établissement avec sur la DDA Grenoble 3 Vallées le non respect du paritarisme dans les modalités de gestion du personnel.
Le DDA a voulu commencer par le 4ème point.
I° SUR LE PARITARISME : 2 CONCEPTIONS TRES OPPOSEES
Face à notre étonnement que certaines mutations de postes n'aient pas été traitées en Commission Paritaire (CPL) dans le cadre des mouvements comme cela est usuellement le cas (notamment la suppression de l'équipe mobile avec réaffectation en agence), le DDA affirme "préférer les négociations avec tel ou tel agent" au passage en CPL. Il s’arroge ainsi le droit de muter quelqu'un sur la RAP,"avec son accord" plutôt que diffuser les postes vacants et qu’ils passent en CPL.
Certes, les nouveaux statuts permettent, dans le cadre des RAP (mutation au sein d’une agglomération), des mutations d’office avec simple information de la CPL. Mais jusqu'à présent, cette possibilité n’avait jamais été utilisée. Notre DDA inaugure donc une nouvelle forme de « dialogue social », qui consiste à transformer les CPL en vulgaires chambres d’enregistrement de décisions unilatérales de l’Etablissement.
Il va sans dire que nous sommes totalement opposés à cette façon de faire, car c’est la porte ouverte à l’arbitraire et aux pires abus de pouvoir : tel agent déplaît ? Muté au nom de pseudo nécessités de services. Tel agent plaît bien au DALE ? Muté car ses compétences sont indispensables au fonctionnement du service… Et tant pis pour ceux qui souhaitent changer d’agence et qui n’ont pas l’heur de plaire… Sans compter que « l’accord des agents » dont parle le DDA est facile à obtenir – le rapport est suffisamment inégal entre un agent et le DDA pour qu’un « accord » puisse être trouvé… avec pour l’agent le droit de se taire.
Dans le même temps il se dit favorable aux permutations de poste entre agents de 2 unités différentes qui en feraient la demande et qui seraient d'accord pour permuter.
II°Sur la gestion des flux et la suppression des guichets "flux"
Nous avons dénoncé la suppression des guichets flux dans certaines agences, qui soulève les problèmes suivants :
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Continuité du service public, par exemple pas de possibilité de réponse aux besoins d'informations immédiates, aux urgences, à la demande de montage rapide de dossiers de formation…
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Confidentialité des entretiens : l’absence de guichets flux entraîne des débats à l'accueil sans aucune confidentialité.
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Ajoutons que les postes d'AZLA sont souvent tenus par une personne seule (en contradiction avec les préconisations de 2 personnes en AZLA) et à fortiori par des collègues en contrat aidé, non formés, ce qui les met en difficulté. A ce propos, nous demandons que les personnes en contrat aidé ne soient JAMAIS seules à l’accueil.
Dans un 1er temps le DDA ne "voyait" pas le problème ("Ma religion n'est pas faite là-dessus"). Puis de réfléchir en gestionnaire et se demander si les conseillers auront suffisamment de travail à ce
poste !
Notons au passage combien il est agréable, en tant qu’agent, d’être pris pour des fainéants en puissance par l’autorité hiérarchique locale, comme si, quand nous ne recevons pas de demandeurs d’emploi, nous étions à nous tourner les pouces…
En fin de réunion il s'est engagé à réfléchir avec l'EDD sur cette question de continuité du service. Nous attendons les résultats.
III°Nous avons insisté sur la nécessité d'avoir une EGALITE de TRAITEMENT dans les agences en ce qui concerne la gestion des retours de GL2.
Nous avons en particulier mis en évidence que dans certaines agences, un certificat médical de médecin généraliste ne valait pas excuse valable… dans d’autres oui. Que les demandeurs d’emploi n’ont quasiment plus la possibilité de s’expliquer oralement quant à leur absence à convocation – et nous savons qu’ils ne maîtrisent pas tous l’écrit…
Le DDA insiste pour qu'il y ait un écrit, mais donne comme consigne « de ne jamais radier d'emblée la 1ere fois. Il faut examiner au cas par cas ».
IV° SUR LE SMP, LA CHARGE DE TRAVAIL ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL (manque de bureaux, PO, problèmes d’effectifs…)
Dans la plupart des agences, les collègues courent après les bureaux et les postes pour recevoir les demandeurs d’emploi, arrivent au travail l’estomac noué parce qu’ils ne savent pas s’ils pourront trouver un lieu où s’asseoir et recevoir les demandeurs d’emploi convoqués, des espaces sont organisés sans aucune confidentialité (entretiens en ZT, à plusieurs dans un bureau)… bref, la situation est devenue intenable.
Nous lui avons exposé des cas concrets…….Il ne nous a répondu que par des chiffres.
Aujourd'hui, dans un grand nombre d'ALE, les agents atteignent ou dépassent largement 130 DE en portefeuille actif. Ce nombre de D.E. par portefeuille, dont par ailleurs nous considérons qu’il est utopique de croire qu’ils puissent être reçus chaque mois, était le maximum sur lequel s’était engagé l’Etablissement
.
« Quelles décisions comptez vous prendre pour respecter ces engagements ? Des renforts sont ils prévus ? Ou la charge va-t-elle être allégée ? », lui demandons nous.
Réponse : La DDA de Grenoble 3 Vallées serait en sureffectif de 7 à 9 postes, selon le calcul "charge et moyens".
Nous dire cela alors que la situation est dramatique à St Marcellin, qu’il manque des postes à St Martin d'Hères et dans d’autres unités !
Nous lui présentons le volume (tiré de IOP) de certains portefeuilles (225 – 230). Il nous répond par un calcul de moyenne de DE par agent, calcul lissant les problèmes et sans nous donner les bases de ces calculs !
La DDA comporterait 223 agents mais il y aurait selon lui que177 agents ayant un portefeuille Il oublie que la DDA n’en suit pas, ni la plateforme de vocation, ni la plupart des Dales, adjoints et certains AEP, ni les pôles appui, que la CVE en suit peu....
Nous lui avons rappelé que son discours était en contradiction avec les propos du DRA, tenus lors de l'inauguration de l'ALE de St Martin d'Hères…..QUI CROIRE ?,
Nous avons dénoncé aussi les conditions d'inscription à la chaîne dans certaines agences (Fontaine), avec des informations collectives ou ateliers suivis de la réception des DE en 10 mn : conditions d’inscription inhumaines tant pour les agents que pour les demandeurs d’emploi, pénibilité du travail, transformation des agents en opérateurs de saisie, impossibilité de réaliser le diagnostic demandé…
Pour tous ces problèmes, le DDA est incapable de saisir les difficultés rencontrées par les agents, l'accroissement de la pénibilité du travail.
Il répond en technicien de gestion, loin du terrain. A titre d’exemple, pour Fontaine il regardera si le nombre de prescriptions suite à inscription est identique à celui des autres ALE. pour changer quoi que ce soit.
Merci donc pour la réponse aux besoins des demandeurs d’emploi, merci encore pour la santé au travail des agents !
V. POINTS DIVERS
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Comme c'était déjà une question posée lors de la "grand'messe" avec le DRA, nous lui avons redemandé de publier l'ensemble des questions posées par les agents ce jour-là.
Réponse : « Je l'ai fait » Question : « A qui ? » Réponse : « Aux DALE », puis se ravisant : « En fait on les a envoyés à APS et on attend des réponses ! »
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1 mot sur le déménagement de l’Espace Cadres et de la DDA. Il est resté très vague
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Un mot sur le "grand nombre" d'absents pour maladies ou autres.
Pour résumer :
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La DDA Grenoble 3 Vallées inaugure la mutation sur postes locaux sans passer par les CPL, possibilité prévue par les nouveaux statuts, mais jamais utilisée jusqu’alors.
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Le DDA "découvre" les problèmes posés par la suppression des guichets flux… et promet d’y réfléchir.
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Sur le SMP, la charge de travail, le manque de place, l’épuisement, il nous répond que nous sommes en sureffectif et d’une manière générale, il ne nous a répondu qu’en parlant statistiques et chiffres.
En conclusion, il y a un grand écart entre ceux qui vivent la réalité de travail et celui qui en parle à travers les chiffres.
Sur ce constat,
LES ORGANISATIONS SYNDICALES APPELLENT LES AGENTS A SE MOBILISER
ET A SE FAIRE ENTENDRE PLUS FORTEMENT.
21:33 Publié dans ISERE | Lien permanent | Envoyer cette note
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