03.07.2009

CONDITIONS SURREALISTES POUR LE DEMENAGEMENT DE LA DR

                                                                                                                                                                                                Lyon le 30/06/09

Courrier envoyé à Monsieur Lescure

                                                                                             

 

                                                                                              Monsieur le Directeur Régional

 

Lors du dernier CET la CGT vous a interpellé à propos du déménagement/réaménagement de la DR, les agents concernés auraient du recevoir une lettre d’affectation fin mai 2009 et ceux qui ne souhaitaient pas être mobiles devaient pouvoir émettre des vœux,à ce jour ils n’ont toujours rien .

Le déménagement se fait dans des conditions surréalistes !!!

Date du déménagement qui change souvent .Des agents doivent quitter leurs bureaux afin que d’autres prennent leurs places et forcement il y a des « ratages »

Il n’y a pas assez de cartons, développement durable oblige, les agents sont censés utiliser ceux vidés par les collègues qui ont déménagé !!! Mais entre ceux qui ne déménagent pas  en temps voulu  et les autres qui partent en vacances et donc ne vident pas leurs cartons, la pénurie arrive vite, il n’est pas possible de récupérer tous les cartons  qui sont parfois très usagés ….

L’exemple de ce  qui c’est passé au service RH est édifiant, le service RH  de Gerland devait partir cours Lafayette le 30/06/09, les collègues ont été prévenus la veille au soir chez eux par téléphone que les bureaux n’étaient pas prêts, tous n’ont pu être informés, certains sont arrivés à pied (grève TCL) cours Lafayette pour s’entendre dire qu’il fallait repartir (toujours à pied) à Gerland.

Sauvegarde informatique : pas de clefs USB suffisamment puissantes fournies, suivant les services cela relève le plus souvent d’initiatives individuelles.

Dans la plupart des services, les agents vont déménager sans connaître leurs nouveaux locaux, ni leurs nouveaux collègues. Pourtant la mixité est imposée et on indique même au personnel quelle place, quelle chaise  il devra obligatoirement prendre.

D’autres restent sur le même site mais doivent changer de bureau, pour redéménager dans deux ou trois semaines !!!

Comment continuer à travailler dans cette cacophonie qui engendre découragement, démotivation et colère chez les personnels.

 

Nous vous demandons de prendre toutes les mesures nécessaires pour apporter un peu de rationalité dans ce réaménagement.

Si les travaux ne sont pas terminés, nous vous demandons de  repousser les dates de changement de site. Nous vous demandons également de commander en urgence et en quantité suffisante des cartons neufs pour tous, cela ne devrait pas engendrer un coût trop élevé au regard de ce qui a été dépensé pour la convention du 23 Juin 2009.

Enfin Monsieur le Directeur Régional nous vous demandons d’entendre la lassitude du personnel et de gérer ce réaménagement avec un peu plus d’humanité, les agents ne sont pas seulement des pions que la Direction peut déplacer  sans considération d’un endroit à un autre.

En espérant un changement rapide dans la manière d’appréhender ce réaménagement, soyez assuré monsieur le Directeur Régional de nos sentiments les meilleurs.

 

                                                                                                         

NON AUX MOBILITES FORCEES

Sites mixtes, mobilité forcée :

la direction n’attend pas septembre.

Nous non plus.

 

Partout, les mêmes attaquent se développent.

Au fur et à mesure que les sites (Antennes et ALE) sont concernés par la constitution des sites mixtes, les personnels sont mis sous pression pour remplir des « fiches de vœux », même pour ceux qui ne souhaitent pas changer d‘affectation.

 

La période d’été est mise à profit par la direction de Pôle emploi, au plan national comme dans les établissements, pour faire avancer ses projets.

La consultation des représentants du personnel, dans les comités d’établissement et les CHSCT, se poursuit sur ces sujets à un rythme qui empêche tout véritable examen approfondi sur les dossiers, preuve s’il le fallait encore que, dans les instances, la direction ne s’intéresse pas spontanément à l’avis du personnel.

Sans attendre la fin des consultations obligatoires, les directeurs lancent les procédures par lesquelles ils veulent contraindre les personnels à des déplacements d’office.

 

Nous ne pouvons pas l’accepter.

En Midi-Pyrénées, cinq organisations syndicales (CGT, CFTC, FO, SNU, SUD) ont déposé un préavis de grève pour le 6 juillet contre ces projets de la direction.

 

Pour la CGT, toutes les garanties du personnel, qu’il s’agisse de la Convention collective du RAC comme du Statut public de 2003, doivent être respectées, y compris la consultation préalable des CET.

 

Aucun texte, pas plus le statut que la circulaire sur les mouvements du personnel ne permet à la direction d’obliger un agent public à demander une mutation ou un changement de lieu de travail s’il ne le souhaite pas. Il n’existe aucune obligation de demander une mutation. Dans les cas de suppression d’un site, des procédures particulières doivent être mises en œuvre par la direction pour respecter les droits des agents. On peut citer l’exemple de la disparition de l’équipe mobile de Seine et Marne : les agents concernés avaient rejoint- en surnombre - le nouveau poste qu’ils avaient eux-mêmes choisi.

 

Aucune obligation de candidater sur son propre poste ne doit être acceptée. Remplir une « fiche de vœux » lorsque l’on veut garder son affectation, ce serait accepter implicitement un déplacement d’office qui serait prononcé « dans l’intérêt du service ». C’est ce qui est arrivé à des directeurs d’agence qui n’ont pas été maintenus sur leur poste après avoir postulé et fait acte de candidature : ils ont été déplacés, voire déchargés de leur responsabilité hiérarchique.

A contrario, des responsables n’ayant pas fait acte de candidature sont restés sur leur site…

 

Les Commissions paritaires locales (CPL) et nationales (CPN 5 et 5) doivent être consultées pour avis sur tous les dossiers. Nous ne pouvons pas accepter que les élus du

personnel soient simplement « informés » des décisions prises par la direction, au motif qu’il s’agirait « simplement » de mouvements locaux, et non de « véritables mutations » au sens strict. Cette exigence doit être défendue d’autant plus fortement que le DG vient de publier, sans la moindre consultation des représentants du personnel, de nouvelles décisions (introuvables sur Alice et non transmises aux organisations syndicales) définissant des « résidences administratives pluri communales » beaucoup plus étendues. Nous ne pouvons pas accepter que les CPL soient vidées de toute possibilité d’intervention.

 

Avec les chômeurs, qui sont concernés au premier chef par la mobilité forcée que représentent la disparition de points d’accueil du public et la création des sites mixtes, avec les élus des communes touchées par la disparition des services de Pôle emploi, avec les militants de la CGT, qui défendent à la fois des missions et des garanties pour le personnel : n’attendons pas la « rentrée » de septembre.

 

C’est tout de suite que nous devons nous mobiliser. Défendons partout et pour tous – agents publics et salariés de droit privé de Pôle emploi - le droit à une affectation stable et choisie.

Pas de mobilité forcée.

Document complet ci joint :IAS Sites mixtes.doc

VIDEO GREVE 23 JUIN EN RHONE ALPES

Grève au Pôle Emploi Rhône-Alpes - kewego
Mobilisation intersyndicale contre la fusion Anpe / Assédics

14:51 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

BILAN GREVE DU 23/6/09

MOBILISATION REUSSIE !!

QUE S’EST- IL PASSE le 23 JUIN ???

 

La direction rêvait d’une grande manifestions solennelle d’autosatisfaction et de communication sur la réussite de Pôle emploi.

 

Le Personnel lui a répondu clairement :

  • Une salle remplie, à moitié vide ou à moitié pleine,
  • 20 cars annulés, uniquement 70 cars arrivant à destination
  • Des cars avec des effectifs plus que réduit (parfois 10 personnes  par car)
  • 30% de gréviste.
  • Un directeur régional hué
  • Un rassemblement de plus de 150 personnes à Lyon
  • Des AG organisées dans d’autres départements.

 

D’ailleurs la presse c’est fait écho de notre mobilisation :

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/1725938/Pole...

http://www.radioscoop.com/infos.php?id=37199&z=main_c...

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/1722622/Mala...

http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/55582760-fr.p...

 

Mais il est dommage qu’une organisation syndicale intervienne à la tribune de cette mascarade, ne fasse même pas mention de la  journée de contestation du personnel et ne rappelle pas à la direction la revendication des  agents de pôle emploi.

 

Pourtant les problèmes liés à la fusion et les sujets a abordées ne manquent pas :

  • organisation défaillante
  • sous effectif
  • pertes de nos compétences
  • salaires insuffisants pour tout le personnel,
  • Refus de tout dialogue social aussi bien au niveau national que sur la région Rhône-Alpes.

Ce n’est pas l’organisation d’un show à l’américaine, d’une arrivée avec fanfare et d’un quiz sur la région que le personnel de pôle emploi a besoin mais d’une réponse à ses revendications et une amélioration de ses conditions de travail.

Aujourd’hui lors du Comité d’entreprise Mr Lescure ne change rien, et déplore uniquement « la mauvaise image que le personnel a donnée de Pôle Emploi».

Malgré la forte mobilisation, la réponse de notre direction régionale montre le décalage entre la direction et le personnel de pôle emploi

 

Non Mr Lescure, les agents de pôle emploi se sont mobilisés mardi, ils attendent une réponse de votre part :

Vous ne pouvez pas faire comme si rien ne c’était passé vous devez écouter (et pas uniquement entendre) les agents et ouvrir le dialogue social dans la région.

 

Le site de la CGT PÔLE EMPLOI RHÔNE ALPES : 

                             http://cgtpoleemploi.wordpress.com/

Fichier à télécharger ci joint :bilan 23 06.doc

LA CGT POLE EMPLOI RENCONTRE WAUQUIEZ

La CGT rencontre le conseiller de L. Wauquiez

 

 

 

Une délégation de la CGT Rhône Alpes en grève a rencontré Mr Valentie (conseiller de Laurent Wauquiez, ex-directeur ANPE à Villeurbanne) à la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône (Rhône) le 18 juin.

Le temps qui nous a été accordé fut bref, mais nous lui avons fait part des difficultés sur le terrain liée à la fusion :

 

 

  • Les services du 3949 saturés, qui ne répondent pas aux attentes des usagers
  • Un accueil sur site qui renvoie très souvent sur les services à distance (3949, internet) et génère une agressivité chez les usagers
  • Une charge de travail énorme pour les conseillers : nous lui avons remis le tableau des portefeuilles de demandeurs des agents de Villefranche
  • Le contrôle de l’authenticité des pièces d’identité / procédure de dénonciation sans rapport avec notre métier et contraire à nos valeurs
  • La mise en place précipitée de sites mixtes sans tenir compte des avis et préconisation du CHSCT, du CE et du cabinet indépendant Syndex
  • Le retard important des dossiers indemnisation : 10000 en attente dans notre région

 

 

 

Nous avons proposé :

 

Ø      Le retour à un vrai accueil sans RDV, principe de base du service public

Ø      L’arrêt du « tout téléphone »

Ø      L’arrêt du contrôle des pièces d’identité à l’UV

Ø      Le renfort des effectifs (oui l’argent existe… la convention Rhône-Alpes coûtera plus de 200.000 Euros ! … et des conventions sont prévues dans les autres régions !)

Ø      Un moratoire sur la fusion (comme préconisé par le rapport Syndex et demandé par l’ensemble des organisations syndicales au niveau national)

Ø     

 

 

La CGT poursuivra ces actions sur le terrain pour faire entendre les inquiétudes et les revendications des agents de Pôle emploi.

 

 

"---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Je souhaite me syndiquer à la CGT Pôle Emploi

 

NOM :                                     PRENOM :                                         SITE POLE EMPLOI :

 

Date :                                                                                                Signature :

 

Coupon à renvoyer à :

 

CGT Pôle-Emploi

6, ave du Château de Gerland

69064 Lyon Cedex

 

Courriel : cgt.pole.emploi.ra@gmail.com / Tél : 04.37.27.00.26

Fichier à télécharger ci joint : La rencontre du 18 juin.doc

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21.06.2009

GREVE LE 23 JUIN EN RHONE ALPES

Tous en grève le 23 juin

N’allons pas à Chambéry

Pourquoi écouter une direction qui refuse de nous entendre ?

 

 

La fusion est effective depuis 8 mois, et quel bilan pour nous, pour nos conditions de travail, pour le service rendu aux usagers de Pôle emploi ?

  • Augmentation de notre charge de travail.
  • Dégradation de nos conditions de travail.
  • Dégradation du service rendu aux usagers (chômeurs et entreprises).
  • Désorganisation complète  de notre travail dans les unités.

 

Face à ce constat le CHRSCT à demander à un expert, le Cabinet Syndex un rapport sur la mise en place des sites mixtes. Ce rapport constate une dégradation de nos conditions de travail, et encore plus grave explique que cette dégradation devrait s’amplifier.

 

Le rapport conseil à la direction un moratoire sur la mise en place des sites mixtes.

ET pourtant On continue comme si de rien n’était:

  • Plus de 10000 dossiers d’indemnisation en retard en Rhône Alpes, allez dépêchez vous !!
  • Montée du chômage (+30%), RSA, plan jeune: les chômeurs n'ont qu'à appeler le 3949.
  •  Plus de personnes à suivre, les portefeuilles qui explosent : on n'a qu'a réduire la durée des entretiens,
  • Moins d'offres à proposer (-30%): heureusement il y a l'offre raisonnable d'emploi et le contrôle des chômeurs

Pourquoi aller à CHAMBERY, nous connaissons les deux  réponses de notre direction, la ligne de management de pôle emploi :

  1. C’EST DUR AUJOURD’HUI MAIS DEMAIN CA SERA VACHEMENT MIEUX:
  2. REGARDEZ NOUS DANS LES YEUX ET REPETEZ APRES  NOUS : AYEZ CONFIANCE, AYEZ CONFIANCE.

 

Imaginez une salle presque vide a Chambéry. La direction s’autocongratulant toute seule !!!  Pour cela et plus encore !!

 

·        Pour un moratoire sur la FUSION

·        Pour un véritable respect des usagers

·        Pour une véritable augmentation des effectifs

·        Pour une amélioration réelle de nos conditions de travail

·        Pour une revalorisation réelle de nos salaires

 

Nous ne sommes pas seule la grève du 18 à bien eu lieu et voila les chiffres de certaines région :Basse Normandie : 40% - Ile de France : près de 30% Bretagne : 27%

 

 

TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 23 JUIN

RDV A 9H30 DEVANT LE SITE LYON OPERA

1 RUE DE LA REPUBLIQUE 69001 LYON

METRO Hôtel de ville

FICHIER COMPLET : greve le 23.doc

23:42 Publié dans FUSION ANPE/ASSEDIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : greve, pole, emploi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11.06.2009

GREVE LE 18 JUIN

 

Grève le 18 juin

Pôle emploi :

 

 
Un bilan complètement négatif

 

 

La loi sur la fusion a été adoptée le 13 février 2008, mais qu’en est-il vraiment ?

 

Rappelons les raisons affichées par le candidat Sarkozy pour que cette fusion se fasse. 

 

Le slogan était «plus de proximité et un interlocuteur unique capable de répondre à tous types de questions de l'inscription au reclassement en passant par l'indemnisation et le suivi» donc deux « idées » : une plus grande proximité géographique et un seul interlocuteur polyvalent.

 

Faisons le bilan réel de ces deux affirmations, l'une après l'autre.

 

« Plus de proximité » 

 

Avant fusion, il y avait 650 implantations Assedic et 900 implantations ANPE ; si certaines villes n'avaient que l’une des deux, cela représentait plus de 1500 implantations au total. Le Directeur général, lors de son audition au Sénat, a affirmé que Pôle Emploi serait constitué de 946 sites mixtes à fin octobre 2009 (soit à peine plus que les ex-implantations ANPE) Cela créera des déserts complets. De plus, les implantations à venir sont loin d'être en phase avec les réseaux de transports en commun. 

 

Comme d'habitude, ce seront les zones rurales qui seront délaissées. Nous allons vers des (très) grosses unités au détriment des services de proximité (voir à ce sujet la colère du Député Maire UMP de la Ferté-Alais). Dans certaines petites localités, il y avait soit l'ANPE ou l'ASSEDIC, mais demain dans tous les cas de figure, le demandeur d'emploi devra faire 30 km ou plus par tous les temps (parfois à mobylette ou à vélo, moyens de transport dont vous faites la promotion) pour se rendre, chaque mois, à ses convocations. Quelle drôle de conception de la «proximité» !

 

De plus, cette restructuration immobilière, faite à la hâte pour satisfaire là aussi un « bon de commande » présidentiel, sans référentiel établi, négocié avec les Représentants du Personnel, est bien loin d’assurer la meilleur ergonomie possible aux agents (Un bureau affecté à chaque agent) et de prendre en compte les impératifs de sécurité (double accès dans chaque bureau, dont l’un donnant sur un couloir de dégagement).  De plus elle s’effectue sans moyen financier adapté à reconfigurer les aménagements des agences en fonction de la nouvelle offre de service, et des flux de visites. Les dossiers présentés dans les différents comités d’établissements sont des bidouillages de combinaisons entre les réseaux Assédic et Anpe sans réelle cohérence. Conséquences, les personnels perdent leur temps en déplacements inutiles et les DE sont dans des espaces qui ne conviennent pas, avec le plus souvent une signalétique défaillante. Pire, à terme, Pôle Emploi se retrouvera avec un parc immobilier inadapté tant au niveau du nombre et des lieux d’implantation qu’en terme de fonctionnalité pour faire face à ses missions. Quelle gabegie en perspective !  

 

«L'interlocuteur unique»

 

Auparavant, dans les deux organismes (ANPE et ASSEDIC), les temps de formation aux réglementations étaient d'environ 6 mois pour en appréhender la théorie. Maintenant, il faudrait aux collègues issus de l’ASSEDIC être formés et performants sur 35 domaines, dont l’examen montre bien qu’un une vraie formation ne peut absolument, pas tenir dans les 7 jours de la session.

Par ailleurs, il faut savoir par exemple que la réglementation de l'Assurance Chômage tient compte des particularités professionnelles à travers 12 annexes différentes en plus du régime général, car les spécificités d'exercice des métiers des marins de commerce ne sont pas les mêmes que celles des ouvriers agricoles, des personnels navigants de l'aviation civile ou des assistantes maternelles. Par exemple, le fait qu'un marin de commerce ne puisse pas rentrer chez lui une fois son «quart» à bord terminé est pris en compte par la réglementation dans le calcul de « l'affiliation » (temps de travail nécessaire pour ouvrir des droits) en intégrant les congés dans cette affiliation.

La « simplification » demandée par Monsieur Wauquiez aboutirait à la création d’une allocation forfaitaire unique a minima, ouvrant la porte à une indemnisation du chômage optionnelle et aux compagnies d’assurance.

 

Le Directeur général affirme (à la 16ème minute de son audition au Sénat) que d'ores et déjà 4500 agents de PE auraient la double compétence après 3 ou 7 jours de formation (selon l'origine). La plaisanterie est grosse, il ne s'agit que d'une vitrine et non du fameux « INTERLOCUTEUR UNIQUE » tant vendu pendant la campagne présidentielle par le candidat Sarkozy. En effet, pour pouvoir procéder à l'attribution de la double compétence, il faudrait que chaque agent de Pôle Emploi puisse suivre les 6 mois de formation qui lui manquent. En imaginant qu'il soit possible de retirer chaque semestre 5 % de l'effectif pour le former (en plus des absences « naturelles » : congés, arrêt maladie, etc.) il faudrait 10 ans pour que tous puissent être « baptisés » INTERLOCUTEUR UNIQUE.

En tout état de cause, le véritable objectif en la matière est de ne servir aux demandeurs d’emploi qu‘un « accueil de premier niveau ». Rien à voir avec une véritable volonté de répondre à leurs attentes.

 

La casse est en route puisque le Conseil d'administration (seule la CGT a voté contre) vient de décider de « confier » à des Opérateurs Privés la réinscription après moins de 6 mois de radiation ! Le démantèlement du Service Public de l' Emploi et de la protection sociale, pour en faire une source de profit pour « les marchands », s'accélère ! Peu leur importe qu'au passage des allocataires aux droits potentiels s'en voient privés.

 

Nous pouvons donc affirmer qu'aucune des « raisons » avancées pour procéder à cette fusion ne sont et ne seront jamais réalisées ! 

 

Le slogan simpliste et démagogique de Sarkozy candidat révèle ses failles.

 

Les raisons pragmatiques d'un indispensable moratoire à la mise en place des sites mixtes.

 

Toutes les Organisations Syndicales de Pôle Emploi vous ont demandé un moratoire sur la mise en place de ce dernier, qu'elles furent pour ou contre la fusion dans son principe. Ceci pour une raison simple : la nécessité de laisser les énergies et les compétences se concentrer sur ce qu'elles savent faire sans troubles, ni stress supplémentaire (mobilité contrainte, changement d'équipe, instabilité des encadrements, dilution des responsabilités, etc.). Au-delà des raisons de principes, c’est la seule solution raisonnable aux problèmes que nous rencontrons. C’est le seul moyen de limiter les difficultés que peuvent vivre les personnels en plein désarroi de ne pas pouvoir répondre à la détresse des demandeurs d'emploi entre autres du fait de la pagaille généralisée provoquée par cette fusion. 

 

Lorsque le Directeur général affirme que le traitement aurait été pire si la fusion n'avait pas eu lieu, cela relève de la méthode Coué. Vous prétendez qu'il n'y a plus les files d'attente, mais il sait très bien que ces files d'attentes ont été camouflées derrière le brouillard virtuel du 3949. 

 

Prétendre que le délai de traitement des demandes d'allocation serait de 2 jours, là encore, relève d'une propagande sans scrupule.

 

Bon nombre de dossiers déposés depuis des lustres en accueil de Pôle emploi ne font l'objet de recensement qu'au moment du traitement. Il s'agit d'une conséquence induite de la gestion par objectif : «le camouflage». Ceci d'autant plus que les Demandeurs d'Emploi n'étant reçus qu'une seule fois pour faire étudier leurs droits, lors de leur inscription, lorsque le dossier est incomplet, il leur est restitué. Mais tous dépôts ultérieurs ne se font que de manière épistolaire sans que jamais le Demandeur d'Emploi ne puisse s'assurer auprès d'un agent, avant dépôt, que le dossier et les pièces qui y sont jointes sont «exploitables» et conformes. 

 

De ce fait, il n'est pas rare que certains allocataires voient leurs dossiers faire 3 ou 4 «navettes» avant que leurs droits ne soient notifiés, cela prend parfois plusieurs mois, il y a donc belles lurettes que les délais liés aux différentes carences et différés sont dépassés au moment du premier paiement. Mais les dégâts sont là du fait du retard administratif : agios, interdictions bancaires voire expulsions locatives. 

 

Mais la règle qui doit prévaloir, si nous avons bien compris c'est « tout va très bien, Monsieur le Président... ! ».

 

Des recrutements insuffisants mais à former de manière indispensable.

 

C'est maintenant qu'il y a besoin de renforts. Non pas pour plus de radiations ni de pressions exercées sur les demandeurs d’emploi pour qu’ils acceptent tout ce qui leur serait présenté comme une « offre raisonnable d’emploi », mais pour répondre à leur droit à une qualification et à un contrat de travail qui répondent à leurs demandes.

Pourtant avec les 1840 recrutements que vous annoncez, la réalité tout est autre : 840 (en CDD) d'entre eux sont en lien avec le traitement des CTP, etc. Les 1000 autres seront en CDI, cela fait donc à peine plus d'un agent supplémentaire pour chaque site mixte « annoncé » en fin d'année. Quand seront ils formés à l'ensemble des activités en lien avec les besoins des Demandeurs d'Emploi ? Quand suivront-ils les formations qui pour être sérieuses devraient durer 1 an (2 x 6 mois) ?

En fait, les nouveaux recrutés vont être mis en première ligne face au désespoir et la colère des chômeurs pour « animer les salles d'attente », ce qui revient à dire pour renvoyer ces derniers sur le 3949. Des punching-balls donc, et aucune perspective de formation sérieuse avant des années.

 

Alors nous disons : « Non, sincèrement, Monsieur le Directeur, tout cela n'est pas bien sérieux, vous savez tout aussi bien que nous que cette fusion avait un fondement idéologique et stratégique ».

Non seulement cette fusion casse des principes fondateurs de garantie d’égalité et met à mal ceux de la Protection Sociale Solidaire, mais sa mise en oeuvre génère du mal-vivre au travail, de la souffrance et contribue à amener nos collègues les plus fragiles à parfois passer à des actes désespérés. Mais également des situations dramatiques pour les Demandeurs d'Emploi, qui ne sont plus traités avec la considération à laquelle ils ont légitimement droit.

 

Quant aux Responsables, ils devraient leur être possible d’opposer « aux princes qui nous gouvernent » que la situation ne permet pas de mettre en oeuvre Pôle Emploi, sinon cela reviendrait à vider le terme de RESPONSABLE de son sens et le transformer en synonyme de « courtisan ».

 

Les raisons fondamentales de cette fusion ne résidaient donc pas dans un souci d'efficacité mais bien dans des motivations idéologiques et stratégiques.

 

Les syndicats CGT des Assedic et la CGT ANPE étaient opposés pour des raisons de fond à la fusion, opposition du fait que cette fusion n'a pour seule raison d'être la casse de deux fondements de notre société acquis à l'issue de la guerre :

1°) le Service Public, garant de l'égalité de traitement des citoyens.  

2°) Une protection Sociale Solidaire par le salaire socialisé (salaire différé).

 

La stratégie est simple : 

·               casser les deux concepts en les fusionnant et en les vidant de toute leur substance ;

·               utiliser l'indemnisation et l’aide au retour à l’emploi comme outils de coercition à l'encontre des demandeurs d'emploi ;

·               manipuler les chiffres du chômage pour les rendre « présentables ».

 

AUJOURD'HUI, LA DIRECTION DOIT LAISSER LES PERSONNELS DE TOUTES ORIGINES SE CONCENTRER SUR LEURS SAVOIR-FAIRE AFIN DE PERMETTRE A CHACUN D'ENTRE EUX DE RÉPONDRE AUX ATTENTES DES DEMANDEURS D'EMPLOI AVEC L'EFFICACITÉ A LAQUELLE ILS ONT DROIT.

 

« MONSIEUR LE DIRECTEUR ARRETEZ LA CASSE ! »

 

MORATOIRE SUR LA MISE EN PLACE DE PÔLE EMPLOI

 

TOUTES, TOUS EN GRÈVE LE 18 JUIN !

 

Fichier complet à télécharger  IAS Bilan Pôle emploi.doc

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16.05.2009

CRHS CT 13 MAI 2009

 

                                                                      C.R.H.S.C.T du 13 Mai 2009

 

Hier nous avons assisté à une parodie de dialogue social. La Direction qui avait assigné le CRHSCT en référé pour le 04 mai, s’était finalement désistée préférant un compromis à un mauvais procès. Il était donc permis de penser qu’un possible dialogue social allait s’instaurer.

 

Dès le début de la réunion, nous avons pu constater qu’elle n’en avait rien à faire des problèmes de ses salariés. Nous devions être consulter sur le déménagement d’Echirolles, objet du litige. Dire que la direction a répondu aux questions posées par les organisations syndicales serait se moquer de vous. Par exemple :

-          (les syndicats) nous demandons que tous les bureaux soient fermés par une porte.

-          (la direction) ce n’est pas prévu par le référentiel provisoire

-          (les syndicats) ce référentiel ne nous a jamais été présenté

-          (les syndicats) lors de notre visite du site, M.Boultchansky l’avait promis.

-          (la direction) alors s’il l’a promis nous le ferons

-          (les syndicats) vous venez de dire que c’était impossible

-          (la direction) je n’ai pas l’habitude de renier les engagements de mes directeurs.

C’était du théâtre (mauvais), et même plutôt du Grand Guignol (normal à Lyon).

Rappelons pour mémoire que les élus avaient fait un compte rendu de la  visite du site du 24 février 2009. Visiblement la Direction ne l’avait pas lu !!!  C’est un des rares engagements qu’elle a pris pendant la réunion.

 

A travers cet extrait vous avez une juste idée des propos désinvoltes de la Direction  vis-à-vis des élus. La négation de la réalité ne peut conduire qu’a la catastrophe. Lorsque la Direction affirme haut et fort que l’accueil commun est en place dans tous les sites ce n’est plus de la publicité c’est de la désinformation.

 

Le deuxième point portait sur la remise de l’expertise du cabinet SYNDEX, et le recueil d’avis sur le déploiement de la première vague des sites mixtes.

La direction a écouté distraitement la présentation de SYNDEX, puis a décrété qu’elle n’avait pas de commentaires à faire, car elle n’avait eu le document que la veille (nous aussi). Elle a toutefois retenu comme mise en œuvre possible, de remplacer les sièges de l’accueil de premier niveau qui sont trop haut à Lyon !!!

Sur les risques psychosociaux, le silence de la direction peut être pris pour un aveu par défaut

 

déploiement des sites mixtes elle considère que l’information a été complète, alors qu’elle nous a remis les plans de certains sites le matin même, et que certains sites sont subitement retirés de la liste initiale.

Oui la CGT veille et veillera à ce que les décisions gouvernementales ne se fassent pas aux détriments des agents et des usagers

 

Alerte nationale

La Direction Générale veut supprimer le CNHSCT (Comité National Hygiène Sécurité Conditions de travail) après les élections

 

Dès 2008 les élus et syndicats avaient averti la direction des risques d’une fusion à marche forcée. La direction ne veut tenir compte ni des alertes, ni de l’impact de la crise sur son calendrier de déploiement. Elle cherche plus à discréditer les élus en tentant de les faire paraître comme  des ringards qui s’oppose à tout changement que prendre en considération nos objections et propositions.

 

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   Pour   défendre mes droits, j’adhère à la CGT :

   NOM                                                                                                                                 Prénom

                                                  Site                                                                             Service CGT     

contrat  de travail CCN pôle emploi CGT: 92 crs Lafayette

contrat de travail public : 4 rue du château de GERLAND 69007  Lyon

 

document à télécharger : BREF CRHSCT DU 1305209 v2.doc

 

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GESTION DES PERSONNELS

GESTION DES PERSONNELS :

LA CASSE ORGANISÉE DES DROITS COLLECTIFS

 

La direction générale de Pôle emploi profite de la mise en place de la fusion pour revoir en profondeur les principaux éléments de la gestion des personnels : modes de recrutement, mutations, organisation et horaires de travail, recours à des emplois précaires…

Dans les faits, la fusion apparaît très clairement comme un outil de casse des services qu’attendent les demandeurs d’emploi et de casse des garanties collectives et individuelles dont doit disposer l’ensemble du personnel.

 

Et pour mieux atteindre leurs objectifs la direction générale et les directeurs régionaux mettent en œuvre leurs projets de façon parfaitement unilatérale, sans information suffisante des représentants du personnel, sans véritable débat ni négociation, voire sans publication des notes de service indiquant quelles procédures ont été définies en matière de gestion du personnel.

 

Des recrutements à la tête du client

 


Pas de note officielle sur les recrutements dans Pôle emploi. Même en cherchant bien on ne trouve rien. Pas question non plus de négociations avec les représentants du personnel sur un sujet d’une telle importance.

Les rares informations dont on dispose relèvent des offres d’emploi publiées et de documents confidentiels que nous avons pu nous procurer. La transparence pour l’accès aux emplois Pôle emploi n’est pas, de toute évidence, la priorité de la direction.

 

La seule caractéristique affirmée avec force par la loi du 13 février 2008 (fusion de l’ANPE et du réseau opérationnel de l’assurance chômage) c’est la disparition du recrutement d’agents publics : toutes les embauches de « l’institution nationale publique prévue à

 

« Pont » du 22 Mai

Pour la CGT Pôle emploi, conformément à la position défendue par lors du C.C.E du 5 mai, la seule solution envisageable est l’attribution du Pont du 22 mai sans aucune déduction de droits, ni au titre des congés, ni au titre des RTT, comme cela a été pratiqué le 2 janvier.

Informations Affaires Sociales    n° 1441 du 6 mai 2009

Imprimé dans nos bureaux : UNAS CGT 50 ter rue de Malte 75011 PARIS – Tél 01.53.36.33.00 site www.unas.cgt.fr

Hebdo  - Directeur : Yves ROUPSARD – Abt : 200F/an – CCP 1454 D 73

 
La CGT Pôle emploi ne permettra pas à la Direction de disposer à sa convenance des jours RTT des agents !

 

l’article L. 5312-1 » doivent se faire sous l’emprise du droit privé.

La direction de Pôle emploi s’engouffre sans retenue dans la voie ainsi ouverte pour faire disparaître les caractéristiques principales de l’accès aux emplois publics :

 

- disparition de tout ce qui ressemble de près ou de loin au concours public, ou même aux épreuves de sélection du statut de 2003. L’égalité d’accès passe à la trappe.

Le « manager final » dispose même (en fonction de quels critères objectifs ?) du droit de récuser le recrutement du candidat lui étant proposé par le service des ressources humaines qui aura procédé au choix et au classement des personnes pouvant être embauchées. Ces dispositions portent gravement atteinte à la neutralité du service public en cassant l’égalité d’accès au emplois d’un service théoriquement chargé de missions publiques mais aussi de prérogatives de puissance publique (que nous combattons) telles que le contrôle de la recherche d’emploi, la radiation, le contrôle de l’identité et de l’authenticité des papiers des demandeurs d’emploi.

 

- disparition de toute référence à un niveau de diplôme pour les recrutements. C’est la porte

 

ouverte à la casse du droit à la reconnaissance des qualifications et du droit au déroulement de carrière. La classification de la CCN et la « grille de concordance » ne garantissent aucun avancement automatique à l’ancienneté. On voit, par exemple, le niveau II ANPE (les conseillers) découpé en trois « carrières non-linéaires » pour le faire rentrer à toute force dans la classification du RAC.

L’utilisation annoncée par la direction de la « Méthode des recrutements par simulation » (MRS) pour sélectionner les futurs embauchés est la négation même de la recherche de qualifications fortes pour exercer les missions de Pôle emploi. Le nombre important de recours à des contrats à durée déterminée (sur les 1840 postes dont la création a été annoncée par le Président de la République, combien de CDD ? La DG a refusé de répondre) et, c’est un comble, à l’intérim dans Pôle emploi confirme encore s’il le fallait ce constat. L’offre de service de Pôle emploi, la faiblesse du contenu des formations de « référent unique/conseiller personnel » sont les signes indéniables que, pour la direction, des missions aussi dégradées en termes d’indemnisation ou d’accompagnement de la majorité des demandeurs d’emploi n’entraînent pas la nécessité d’investissements importants en matière de qualification pour le personnel.


 

Quand les mutations deviennent des recrutements internes ou des déplacements d’office pour raisons de service

 


Dans une telle conception, et prenant l’exact contre-pied des discours lénifiants officiels sur le respect des droits du personnel et du « meilleur des deux statuts », la réalité de la gestion du personnel se caractérise également par une attaque frontale contre le droit à la mutation au libre choix de l’agent dans une institution publique nationale.

 

La mise en place de façon très formalisée et structurée de la Bourse de l’Emploi (BdE) pour l’ensemble du personnel, agents publics ou salariés de droit privé, s’accompagne d’une procédure de pré-choix des candidatures absolument décisif, opéré par le service RH en amont des CPL, et conduit au classement hiérarchisé des candidatures, voire au choix de la personne qui sera retenue au final. Ces modalités renforcent les éléments qui tendent à transformer la mutation à la demande de l’agent au sens du statut public en un « recrutement interne », c’est à dire en un acte de gestion placé entre les mains du « manager de proximité ». « Compétences » à faire valoir, voire à savoir vendre, en lieu et place du droit à la mutation, du droit à changer d’air, du respect des motifs personnels et/ou personnels… Offre de poste (en lieu et place de diffusion des postes vacants), production de CV et de lettres de motivation, entretien avec le « manager d’accueil » qui convoquera ceux qui l’intéressent a priori… on est bien là dans le cadre d’une procédure de recrutement d’une entreprise commerciale, pas dans un Établissement public national. Le directeur d’antenne ou d’agence est invité à se prendre pour un petit patron, ce qu’il n’est pas et qu’il n’a surtout pas besoin d’être pour exercer les missions de service public que les usagers attendent de Pôle emploi.

La BdE s’articule avec une nouvelle phase de déconcentration destinée à accompagner la régionalisation de la politique de l’emploi, et de Pôle emploi. Le directeur régional procèderait aux nominations de l’ensemble des agents dans sa région, en incluant les directeurs d’antenne ou d’agence. Il disposerait du droit d’établir le calendrier des mouvements du personnel et des commissions paritaires, la DG renonçant de fait à l’organisation des mouvements du personnel, hormis pour le haut encadrement. Le cadre qui se met ainsi en œuvre combine l’articulation entre une direction nationale omnipotente en matière de détermination des orientations générales, des objectifs à atteindre, d’attribution des budgets régionaux, de nominations et de délégations de pouvoirs aux directeurs régionaux, et d’autre part un véritable enfermement régional fortement contraint pour les interventions imposées aux agents, tant au plan de l’exercice des missions, des conditions de travail qu’au plan des garanties collectives et individuelles. Dans ce cadre, la défense et l’extension du champ de compétences, des modalités et prérogatives des CPL/CPN sont des éléments vitaux pour le statut public.

 

Dans la phase actuelle de la fusion le cynisme de la direction s’exprime pleinement. Le projet d’accord « Accompagnement de la fusion » soumis aux représentants du personnel est la pierre angulaire des objectifs les plus actuels de la direction générale, au carrefour de la mise en place des sites mixtes, des nominations dans la ligne hiérarchique et des projets de déplacement d’office des personnels concernés par la réorganisation du réseau des lieux de travail et/ou d’accueil du public.

Annoncer, comme c’est le cas dans ce texte concernant tout le personnel, que « l’ensemble des postes vacants dans Pôle emploi sera diffusé » pourrait paraître normal, voire banal, s’il n’était pas prévu toute une série de mesures d’accompagnement (éventuellement vers « l’externe ») des « candidats qui ne seraient pas maintenus sur leur poste antérieur du fait des évolutions structurelles ».

Cela suppose que des postes de travail actuellement occupés vont être déplacés :

-            cela concerne très largement la fonction support, la filière appui/gestion, dans le réseau opérationnel ou dans les sièges, entraînant des déplacements géographiques ou professionnels importants ;

-            la nomination des futurs directeurs de sites mixtes ne sera fera pas « à somme nulle ». Le jeu des chaises musicales qu’organise la direction laissera sur le carreau de la déqualification de fait un nombre important de membres de l’encadrement ;

-            la réorganisation du réseau opérationnel et la constitution des sites mixtes est une priorité majeure pour la direction. Elle veut lancer ces opérations à marche forcée et organiser dans l’urgence le déplacement d’équipes professionnelles entières pour coller à la constitution de lieux de travail dont les activités seraient spécialisées.


 

Pour la CGT ANPE-Pôle emploi, il n’est pas question d’accepter les pilules empoisonnées que la direction veut faire avaler au personnel en obtenant des organisations syndicales un accord sur des mesures d’accompagnement social vers la déqualification, vers la sortie, vers une dégradation quotidienne des conditions de travail et de vie…

Pas question d’imaginer qu’une prime ou quelque mesure de « coaching » que ce soit pourraient rendre acceptables des déplacements subis dans « l’intérêt du service ».

 

Pour la CGT ANPE-Pôle emploi, pas de déplacement d’office des personnels : les réorganisations de services ne doivent pas être le prétexte au rabotage insidieux des droits statutaires. Les personnels doivent être pleinement informés de l’ensemble des projets qui les concernent et doivent pouvoir choisir en connaissance de cause et en toute égalité les dispositions qui leur conviennent. Au plan national, comme dans les régions, la direction doit présenter tous les dossiers aux élus et aux représentants du personnel et accepter de mettre en place des procédures valables pour tous quel que soit leur statut, ce qu’elle se refuse à faire.

 

Pour la CGT ANPE-Pôle emploi, l’ensemble des droits statutaires doit être respecté. Cela exige que vivent pleinement toutes les instances représentatives du personnel, à commencer par les CPL et les CPN. Cela exige une mobilisation déterminée de l’ensemble du personnel.

 

Les droits ne s’usent que si on ne s’en sert pas.

tract à telecharger : IAS gestion personnels .doc

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27.04.2009

MANIFESTATION 1 MAI 2009-DU JAMAIS VU

DU JAMAIS VU !

 

Ensemble, le 1er mai, huit syndicats appellent les salariés, retraités et privés d’emploi à manifester pour faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement et du patronat.TC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA.

L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

Les mobilisations viennent d’obliger le gouvernement à agir sur les stock-options et les rémunérations exceptionnelles des dirigeants d’entreprise lorsque ces dernières ont reçu des aides publiques directes.

Sur la question de la redistribution des richesses produites, le décret annoncé bien qu’insuffisant est un début de remise en cause du système actuel. Elle laisse cependant de côté l’essentiel des revendications du 5 janvier 2009 portées par les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars 2009.

Gouvernement et patronat doivent rapidement mettre en oeuvre les mesures déjà prises et engager les négociations et les concertations pour répondre à l’ensemble des revendications.

 

C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.

 

Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

 

Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

 

En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations

un samedi…)

Une prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 27 avril.

 

 

MANIFESTATION

 

1er MAI 2009

 

 

RENDEZ VOUS A 10h

 

 

LYON de la Place Jean Jaurès à la Place Bellecour

 

 

VILLEFRANCHE Place du Promenoir

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